Ce qu’il faut retenir
- La dissémination est à distinguer de la communication, même si les deux notions sont liées
- Pour diffuser vos résultats de recherche, vous devez d’abord identifier vos cibles et adapter votre langage
- Identifier les outils et méthodes de diffusion tout en maîtrisant vos ressources : ne vous dispersez pas
- Elaborer et mettre en place des indicateurs de performance pour améliorer les actions partagées.
- Avoir une approche globale avec vos partenaires pour garder une cohérence dans la dissémination des informations.
Dans le domaine scientifique, la dissémination est une approche qui consiste à communiquer les résultats d’une recherche à un public cible spécifique. Seulement, pour engager le grand public et les communautés dans la dissémination des connaissances, il faut pouvoir mobiliser des ressources, suivre une méthode définie et opérer suivant un planning précis.
La dissémination des résultats d’une recherche passe par des actions de communication, d’information ou de formation, dans le but de garantir l’accessibilité des résultats de la recherche et leur exploitation dans d’autres domaines ou sur d’autres territoires. Pour autant, la dissémination se distingue de la communication sur certains aspects qu’il convient de maîtriser. Dans ce nouvel article, nous vous proposons un décryptage des différences entre dissémination des connaissances et la communication. Nous y aborderons également les bonnes pratiques à adopter pour une dissémination efficace et utile en s’appuyant sur nos expériences et collaborations scientifiques.
Communication et dissémination : deux concepts liés mais différents
Si communication et dissémination sont liées et s’influencent mutuellement dans le domaine scientifique, ce sont pourtant deux concepts différents. On vous explique.
Ce qu’est la dissémination scientifique
La dissémination scientifique désigne un mécanisme planifié permettant le transfert des connaissances et le partage des résultats et conclusions issus de la recherche autour d’un projet à des publics cibles spécifiques : chercheurs, communauté scientifique, organisations professionnelles, acteurs de l’industrie, politiques, investisseurs, société civile, médias, université, etc.
A noter que la vulgarisation des résultats est réalisée dans un langage et des formats adaptés à chaque composant du public cible, afin d’en maximiser l’impact et l’utilité. Elle respecte également un plan de dissémination qui répertorie tous les types de résultats et de sous-résultats potentiels, les cibles de ces résultats et les moyens utilisés pour les atteindre.
Les activités de diffusion des conclusions d’un projet peuvent prendre des formes variées, allant des conférences scientifiques aux salons professionnels en passant par les expositions, les ateliers pour les utilisateurs finaux, les visites guidées, etc.
La communication, une influence sur le projet dans sa globalité
A la différence de la dissémination, la communication ne se cantonne pas uniquement aux résultats, mais prend en compte le projet dans sa globalité. Elle a pour but d’informer, de sensibiliser, de promouvoir et d’accroître la visibilité du projet scientifique, tout en visant des cibles variées et non spécialisées. La communication touche aussi bien les médias que le grand public et, de ce fait, donne priorité à la vulgarisation en misant sur les visuels en évitant un langage trop technique.
En pratique, les activités de communication sont mises en œuvre dès le début du projet, et sont à adapter au rythme des étapes de celui-ci. Elle mise sur l’identité visuelle, la communication en ligne, les outils promotionnels, les Relations Presse, les communiqués de presse, les infographies, la vidéo, etc. Elle respecte aussi des principes tels que la définition des cibles et de la valeur ajoutée du projet.
Quelles sont les bonnes pratiques à suivre pour un partage des connaissances efficace ?
« Nul vent favorable pour celui qui ne sait où il va » écrivait Sénèque. Nous ne pouvons qu’approuver. Pour présenter efficacement vos résultats, la méthodologie revêt une importance capitale. Pour avoir un réel impact et être utile pour toutes les personnes et les organisations intéressées, la dispersion des résultats et des connaissances doit être réalisée en suivant certaines techniques.
1ère étape : la définition des publics cibles et de vos objectifs
Il s’agit d’identifier les groupes les plus susceptibles de bénéficier d’exploiter efficacement les résultats inhérents au projet. En ce sens, tout le processus et le plan de dissémination doivent reposer sur des données contextuelles fiables, des preuves scientifiques solides et des facteurs contextuels ou locaux gage de succès pour l’application de la connaissance.Par ailleurs, les messages diffusés doivent être clairs, intelligibles et adaptés à chaque composante du public cible. Du spécialiste en science au citoyen lambda, chacun doit pouvoir comprendre les résultats. Dans le cadre de projets européens par exemple, les actions de dissémination peuvent être associées à une communication orientée grand public et presse non spécialisée, sur la base d’une stratégie destinée à sensibiliser sur les défis auxquels le projet est confronté.
Découvrez notre article ici sur comment bien communiquer :
2ème étape : l’identification des outils et méthodes
Pour promouvoir les résultats d’un projet scientifique, vous pouvez exploiter plusieurs outils et canaux en fonction du domaine scientifique concerné. Prenons des exemples :
- Un site internet bien construit et référencé sur Google pour diffuser les informations et résultats à vos différentes cibles
- Le concept de café scientifique dont le côté interactif permet d’échanger avec les cibles ;
- La conférence pour communiquer autour résultats ;
- Les réseaux sociaux pour publier du contenu relatif aux résultats, utiliser des hashtags et des mentions : Découvrez ici notre article sur les réseaux sociaux.
- L’intervention dans le cadre d’un séminaire scientifique ;
- Le groupe de travail ;
- La séance de promotion. Pour une dissémination efficace, n’hésitez pas aussi à collaborer avec des influenceurs, lesquels peuvent être des chaînes spécialisées sur YouTube ou des acteurs majeurs liés au domaine de la science.
3ème étape : L’élaboration de KPIs pour mesurer la performance
Pour mesurer le succès de votre stratégie de dissémination de la connaissance, nous recommandons également la mise en place d’indicateurs clé de performance ou KPIs. Cette approche permet de mesurer le succès de votre méthode de promotion des connaissances et, au besoin, de l’adapter en fonction des résultats obtenus.
Un critère important dans la définition des KPIs est qu’ils doivent être SMART, c’est-à-dire Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et limité dans le temps. Vous devez également les reporter en temps réel dans un tableau de suivi.
4ème étape : Pour aller plus loin, créez des partenariats avec d’autres projets, une autre manière de faire de la dissémination
En règle générale, tous les projets européens ont pour but de partager leurs résultats à des parties prenantes identifiées en amont. Le développement de partenariat avec d’autres projets européens est un moyen éprouvé de diffuser les conclusions d’un projet, d’en optimiser la portée et l’exploitation.
Pour faire de la dissémination scientifique tout en communiquant efficacement, faites appel à Perceptiom, notre agence de communication scientifique. Fort de plusieurs années d’expérience dans la communication scientifique, nous vous accompagnons avec une expertise pointue et une approche 360° pour une diffusion efficace et claire de vos résultats à l’endroit de vos cibles.